Présentation

L’association a pour objet la défense de la qualité de vie dans le centre de Montpellier, écusson, secteur sauvegardé, faubourgs.
Droit au Sommeil lutte contre les nuisances sonores dans le centre de Montpellier. Nuisances caractérisées principalement par les débordements répétitifs occasionnés par l’activité des bars de nuit, des terrasses, des épiceries de nuit et par les sorties de discothèques et de salles de concert.
Nous pensons que la vie en communauté est possible dans le respect des droits de tous.
 
 
 
ESPACE ADHERENT
 
 

 

quotation mark left   Un bruit est considéré comme gênant dès lors qu'il porte atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, par sa durée, sa répétition ou son intensité.quotation mark right

 

 
Voie publique, un espace de non droit

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La concentration de bars musicaux dans le centre historique de Montpellier est incompatible avec la tranquilité publique.
En effet, ce quartier a la particularité d’être constitué d’un réseau de ruelles étroites piétonnes ou le bruit s’amplifie rapidement entre les immeubles. Les consommateurs de ces bars viennent se défouler et ne font pas cas du tapage qu’ils occasionnent.
Les nuisances sont multiples : bruit excessif privant les riverains de nuits calmes, détritus laissés au sol, tags, et urinoirs sauvages.

Le non-respect de la loi démarre la plupart du temps lors des travaux préparatoires à l’ouverture de l’établissement, effectués sans aucune autorisation. Par suite, les terrasses illégales investissent les trottoirs et l’espace public. Les terrasses autorisées ont tendance à s’agrandir et dépasser le métrage défini par la Mairie. La rue devient alors le lieu de consommation des clients de certains de ces bars. 

Jusqu’à 1h l’hiver et 2h l’été.

Un cercle vicieux s’installe : les familles, personnes âgées, riverains tranquilles se voient obligés de déménager ; les logements sont investis par des étudiants fêtards, ce qui génère un important turnover ; la vie de quartier se délite et l’environnement se dégrade peu à peu. 

Les façades des XVIIe et XVIIe S supportent de moins en moins les graffitis et jets d’urine.

Montpellier accueille une importante population étudiante depuis le Moyen-Âge. Mais elle atteint à présent les 70 000 personnes, et ne peut concentrer ses lieux de détente nocturne sur le seul quartier historique. La politique municipale de gestion des nuisances sonores doit s’appuyer sur un maillage intelligent de lieux de vie sur toute la commune. Il est important que les syndics s’associent à cette volonté de respect de la tranquillité publique. Ils y ont tout intérêt pour continuer à louer des logements décents de façon pérenne.

La répression vise 2 objectifs : la verbalisation des établissements trop bruyants par la Police municipale, jusqu’à la suppression de terrasse pour les récidivistes. Dans de rares cas, quelques bars ont même été sanctionnés par une fermeture administrative ordonnée par la Préfecture.

Sous couvert de la jeunesse de sa population, la Mairie de Montpellier a trop de fois laissé s’installer un climat d’incivilités récurrentes. Les rues sont sales, bruyantes. Certains les prennent pour un défouloir, ce qui devient insupportable pour les autres, excédés devant ces nuisances.

Les Adjoints arguent que la Police municipale effectue des passages réguliers auprès des établissements connus pour leurs nuisances. Mais cela ne suffit plus. Lors de réunions publiques, les riverains témoignent nombreux de leur ras-le-bol face au triste spectacle de la dégradation de leur cadre de vie. Certains évoquent même une violence latente qu’ils risqueraient de laisser un jour éclater. Le budget municipal d’enlèvement des tags est de 2 €, celui du ramassage quotidien des ordures et du nettoyage est de 40 M€. On peut utiliser une part de ces sommes pour créer des lieux festifs hors des immeubles. Des sanctions fermes et définitives contre 4 à 5 bars trop irrespectueux suffiraient à poser un cadre pour ces activités commerciales.